IMP et réflexes archaïques

Le corps tout entier est fait pour se mouvoir. Notre corps n’est que mouvement : nos jambes, nos bras, nos muscles, bien sûr, mais il y a également du mouvement dans la circulation sanguine, le rythme cardiaque, la respiration, la digestion et le fonctionnement du cerveau par exemple.

Le mouvement est primordial pour l’être humain et encore plus pour les enfants ! C’est bien par le mouvement que le bébé apprend à s’asseoir, ramper, marcher, sauter, … puis plus tard à lire et à écrire, n’est-ce pas?

C’est la raison pour laquelle dans ma pratique professionnelle, j’utilise l’IMP, une approches basées sur le mouvement pour aider toutes personnes à retrouver son plein potentiel : améliorer son attention, sa concentration, faciliter les apprentissages, mieux gérer ses émotions (peurs, stress, phobies, tristesse), …

C’est une approche éducative qui utilise des mouvements pour développer notre potentiel. Le corps est un vecteur d’apprentissage et son utilisation facilite les acquisitions dans les sphères émotionnelle, cognitive et posturale.

Intégration motrice primordiale (IMP)

L’IMP est une approche centrée sur l’intégration des réflexes et des mouvements primordiaux.

Les réflexes primitifs (ou réflexes archaïques)

Les réflexes primitifs émergent les uns après les autres, de la vie intra-utérine aux premières années de vie de l’enfant. Ils s’exercent durant plusieurs mois puis s’inhibent et disparaissent pour laisser place à de nouveaux comportements (les réflexes de vie ou réflexes posturaux).

Ces réflexes archaïques sont la base de notre développement corporel, cérébral et comportemental. En cas de stress ou de réels dangers, ils reprennent les commandes afin de nous protéger (physiquement ou émotionnellement). Cependant cela devient problématique lorsqu’ils s’installent de manière durable.

Parfois, ces réflexes peuvent se mettre à dysfonctionner. Dans ce cas, le réflexe est persistant au lieu de s’inhiber et empêche la bonne mise en place de compétences au niveau corporel, émotionnel, relationnel ou encore cognitif.

L’IMP pour qui ?

Beaucoup de difficultés comportementales résultent de réflexes non-intégrés et sur lesquels, l’enfant n’a aucune influence.

Pour citer quelques exemples :

  • L’enfant, souvent étiqueté à tort, d’hyperactif, qui se tortille continuellement sur sa chaise, ne tient pas en place, s’affale sur son bureau, enroule ses pieds autour des pieds de sa chaise ou se met à genoux sur sa chaise.
  • L’enfant qui appuie tellement fort sur son crayon que la mine se casse ou que son stylo transperce la feuille.
  • L’enfant qui oublie ses leçons d’un jour à l’autre. La poésie apprise (et connue) la veille au soir est oubliée dès le lendemain matin. L’orthographe d’un mot connue un jour a disparu de son cerveau le jour suivant. Il en va de même pour les tables de multiplication.
  • L’enfant qui a du mal à s’organiser, il inverse les lettres b/d/p/q, « sac » et « cas », ne connaît pas la droite et la gauche et n’arrive pas à suivre des indications pour trouver son chemin.
  • L’enfant décrit comme « maladroit » qui fait tomber des objets, trébuche, se fait des croche-pieds à lui-même. Dans certains cas il fait rire en faisant passer ses maladresses pour des clowneries.
  • Le « rêveur » (dans les nuages) ou le « distrait » qui regarde aux alentours mais pas la tâche qu’il est censé accomplir (leçon, devoirs).
  • L’enfant qui « explose », se précipite, « fonce sans réfléchir », manque de contrôle.
  • L’enfant qui a peur de l’échec, ne répond pas aux questions de l’enseignant même s’il a la réponse de peur de se tromper, doute en permanence de lui-même et de ses réponses. La peur va parfois jusqu’au refus de faire par peur de l’échec anticipé.
  • Le « bagarreur » : enfant inquiet qui cherche à tout contrôler à tout prix et qui en devient brutal.

Toutes ces « étiquettes » collées sur le front des enfants, souvent depuis tout petit, peuvent disparaître grâce à l’IMP.

Les mouvements sont ludiques, facilement réalisables en autonomie et une fois assimilés peuvent être répétés régulièrement à la maison.

Ils permettent :

  • d’améliorer les  capacités de lecture, d’écriture, d’expression orale et de logique,
  • de mieux se concentrer, mieux mémoriser, communiquer et mieux écouter,
  • de mieux gérer le stress (comme les évaluations écrites ou orales),